La proie du Papillon de Stéphane Soutoul



Edition : Pygmalion

413 pages

4ème de couverture : 
Les plus dangereux prédateurs sont ceux qui aiment.
"Quand une femme frappe dans le coeur d'une autre, elle manque rarement de trouver l'endroit sensible, et la blessure est incurable"
Pierre Choderlos de Laclos

Sulfureux. Indécents. Mortels... 
Avez-vous déjà entendu parler des Fils d'Eros ? On prétend à mi-voix que ces professionnels de la séduction joueraient avec les sentiments et bouleverseraient la vie de leurs victimes.
Judith de Ringis est une femme d'affaires aussi douée qu'impitoyable. Pour se débarrasser d'une concurrente gênante, elle requiert les services de l'un de ces mercenaires. Marco, dit le Papillon, s'engage à briser sa proie.
Cependant, manipuler les choses de l'amour n'est jamais simple, surtout quand les plus redoutables prédateurs se révèlent, eux aussi, capables d'émotions.

Un grand merci aux éditions Pygmalion et à Stéphane Soutoul pour l'envoi du roman et la dédicace.

Mon ressenti : 
Je dois commencer par vous dire que ce roman a mis à mal toutes mes petites habitudes de lectures (affection pour les personnages, savoir que je vais d'un point A à un point B, deviner ce qui se trame...) et cela m'a déroutée. Mais que c'était bon...

Dans La proie du Papillon, impossible de s'attacher à Judith et pourtant c'est de son point de vue que nous est racontée l'histoire. 
C'est une femme de pouvoir richissime et elle en a tous les travers. C'est une hypocrite à l'égo démesuré, dans sa vie la moindre décision est prise par intérêt et dans son intérêt évidemment.
Les mots "gentillesse", "sympathie", "tolérance", "patience"...ne font pas partie de son vocabulaire. Et le tout est parfaitement assumé.
Elle est bien décidée à éliminer Annie, une "amie" de fac qui lui fait une concurrence terrible professionnellement. Et quand Judith pense "éliminer", elle veut dire définitivement. 
C'est là qu'intervient Marco, le Papillon, membre des Fils d'Eros. Ce sont des séducteurs professionnels qui, s'ils acceptent de travailler pour vous, détruisent les femmes concernées par le contrat passé avec vous. La destruction peut être partielle ou totale et fatale. Aucun scrupule pour ces hommes et Marco ne fait pas exception.
Vous comprendrez que je ne sois pas particulièrement attachée à ces deux personnages ô combien charmants...
Et pourtant, j'ai adoré détester Judith et découvrir Marco au fil de l'histoire.

L'histoire, parlons-en justement. Je n'ai jamais autant émis d'hypothèses durant une lecture. Je n'arrêtais pas de me demander où tout cela allait m'emmener et surtout comment cela allait se terminer.
Car, idéalement, à la fin, ce sont les gentils qui gagnent. Alors dans un monde où les gentils n'existent pas, qui doit gagner ? Quelqu'un doit-il seulement gagner ? 
La tension monte petit à petit au fil des pages, le piège se met en place autour d'Annie, tout s'imbrique ou semble s'imbriquer... Il s'agit d'un thriller donc on s'attend à un rebondissement d'une page à l'autre, mais quand ? comment ?
Jusqu'aux dernières pages, Stéphane Soutoul conserve le mystère et la révélation finale nous explose en pleine figure. 

Encore une fois, la plume de Stéphane Soutoul m'a conquise. C'est tellement bien écrit, bien ficelé qu'on se laisse surprendre avec délectation et qu'on en redemande.


En bref :
Un roman bluffant comme j'aimerais en lire plus souvent.



COUP DE COEUR



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